Tony Yoka gagne son 5eme combat contre David Allen au Palais des Sports de Paris!

Le Français de 26 ans reste ainsi invaincu et gagne pour la 4e fois avant la limite contre Allen (26 ans, 13 victoires, 2 nuls, 4 défaites), ex-sparring partner de son compatriote Anthony Joshua, champion du monde IBF, WBA, WBO. Allen (26 ans, 13 victoires dont 10 par K.-O., 4 défaites, 2 nuls), encaisseur aguerri, a été dominé de bout en bout. Plus petit et plus lourd (1,91m, 118kg) que Yoka (2,01m, 109 kg), le Britannique ne tenait pas la comparaison de la condition physique.
Le problème est que Tony Yoka, hormis d’avoir des adversaires pour le moment pas au niveau, risque d’être suspendu pour une longue durée suite à ses « no-show » devant la lutte antidopage. Déjà suspendu un an avec sursis par la fédération française contre le dopage, il risque encore plus gros.
Il a même pris les devants en annonçant : «On ne va pas se voir pendant un petit bout de temps mais je sais que vous êtes là et que vous allez continuer à me soutenir»
Pour trois « no-show » en douze mois, le code de l’Agence mondiale antidopage (AMA) prévoit en effet deux ans de suspension ferme, ou un an au mieux, « en fonction du degré de la faute du sportif ». Le droit français dispose cependant que la peine peut être encore réduite en raison de « circonstances particulières ». L’AFLD a indiqué mercredi qu’elle notifierait sa décision au boxeur « le 4 juillet au plus tôt ».

Le champion olympique 2012 reconnaît-il une faute professionnelle? « Bien sûr, parce que comme tous les autres sportifs de haut niveau je devais m’enregistrer et me soumettre aux lois de l’AFLD pour le contrôle antidopage, répond Yoka. En tant que sportif de haut niveau, je n’ai pas envie que mes adversaires soient dopés, donc on est soumis à des règles. C’est vrai qu’il y a eu de la négligence de ma part, surtout après les JO en ayant pris ces vacances. Mais depuis il faut savoir que j’ai été contrôlé plusieurs fois et il ne s’agit pas d’une affaire de dopage. Il n’y a jamais eu un quelconque médicament pris ou je ne sais quoi. C’est de la négligence. »

« On me parle de boxer à l’étranger parce que ce ne serait pas régit par les règles de l’AFLD, moi ça ne m’intéresse pas. J’ai toujours dit que même si je ne m’entraînais pas en France et que j’allais chercher de l’expérience aux Etats-Unis, j’ai envie de boxer dans mon pays, d’apporter la première ceinture de champion du monde poids lourds ici. J’ai toujours dit que même si plus tard je ferai des combats à Vegas, New York ou je ne sais où, la première fois où j’ai envie de soulever cette ceinture, je veux le faire devant mon public et dans mon pays. »

Suivez en direct le combat de Tony Yoka face à Dave Allen

 

Dans la catégorie des super-welters, Souleymane Cissokho, médaillé de bronze aux JO-2016, a remporté son 7e combat professionnel en dominant aux points l’expérimenté Carlos Molina (35 ans, 28 victoires, 10 défaites, 2 nuls), ex-champion IBF. Cissokho est toujours invaincu (7 succès dont 5 avant la limite).

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