Gazon «made in France» pour la majorité des rencontres de la Coupe du monde de football 2018

C’est sur du gazon «made in France» que se joueront la majorité des rencontres de la Coupe du monde de football 2018, qui se déroulera en Russie du 14 juin au 15 juillet 2018. Développé en Anjou, le gazon «4turf» a été sélectionné pour ses qualités esthétiques et sa «résistance au stress».

La France est assurée d’être présente d’une manière ou d’une autre en finale du Mondial 2018, en Russie. C’est en effet un gazon originaire du Maine-et-Loire qui a été choisi pour équiper la majorité des stades qui accueilleront les équipes lors de l’événement. Le marché a été remporté par la société DLF-France, filiale du danois DLF, dont le site des Alleuds avait été visité par une délégation russe en 2017.

C’est une nouvelle consécration pour le groupe DLF. La société danoise avait déjà verdi les pelouses sud-africaines lors du Mondial 2010 et fourni les Brésiliens lors de la Coupe du Monde 2014. Pour l’instant selon la filiale française, ce sont huit stades sur les douze que la Russie utilisera pour le championnat qui seront couverts par ses soins. 15 tonnes de semences ont été exportées d’Anjou à cet effet.

Résistant aux stress climatique et physique

Ce gazon a été sélectionné pour sa «résistance au stress» avant tout, indique la communication de DLF-France au Figaro: à la fois au stress climatique, la Russie étant connue pour ses températures extrêmes, et au stress physique, causé par les piétinements incessants des joueurs lors des matchs. Le gazon «4turf» est ainsi capable de pousser avec des sources de lumière artificielles et montre une forte résistance aux crampons grâce à un enracinement profond. Une durabilité bienvenue, puisque cette variété d’herbe ray-grass verra se jouer 44 matchs dans huit stades, sur une période d’un mois seulement.

«Les semences DLF nous aident beaucoup, il n’y a pas mieux au monde!» indique Konstantin Treminsky, responsable de la pelouse du Stade Krestovski (Saint-Pétersbourg), interrogé par TF1, qui insiste sur la «météo compliquée» à laquelle est sujette la Russie. Des hivers très froids et des étés chauds qui mettent à rude épreuve les gazons classiques. Des conditions que le climat français permet en quelque sorte de reproduire, précise au même micro Christophe Galbrun, responsable de la recherche DLF-France: cela permet de «fournir du gazon dans différentes situations».

Espérons que cela joue en faveur de l’Equipe de France et qui sera aussi bien résister au stress de l’événement !

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