Comment joue l’Uruguay ?

Alors que la France affronte Vendredi l’Uruguay en quart de finale de la Coupe du Monde 2018, étudions l4equipe de l’Uruguay et ses caractéristiques.

Commençons par connaitre le cerveau de la Celeste: Óscar Tabárez.

En Uruguay, Óscar Tabárez est connu comme el maestro ou el profesor puisqu’il était maître d’école. Il dirige depuis 2006 l’équipe d’Uruguay après avoir déjà occupé ce poste de 1988 à 1990. Le respecté entraîneur a repris du service en 2006, au sortir d’un Mondial regardé à la télévision par les Uruguayens, éliminés en barrage.

Il à participé à trois Coupes du monde (Italie 1990, Afrique du Sud 2010 et Brésil 2014). Déjà en 2010, il avait permis à l’Uruguay d’être la grande révélation de la Coupe du monde en atteignant les demi-finales. Toujours avec Tabárez aux commandes, l’Uruguay atteint les 8e de finales du Mondial 2014 où il est éliminé par la Colombie de James Rodriguez. Suarez avait mordu Chiellini au tour précédent contre l’Italie et était suspendu … Il compte bien qualifier son équipe en demi-finale pour la deuxième fois en battant la France vendredi à 16h00. Atteint du syndrome de Guillain-Barré, qui l’oblige à s’appuyer sur une canne, le coach n’en reste pas moins la pierre angulaire de la Celeste.

Pour ce faire, il a puisé dans ses méthodes d’éducation. En premier lieu, « El Maestro » a conservé l’ADN de l’Uruguay, fondé sur la « Garra Charrúa », cet état d’esprit hérité des Indiens, à savoir être une équipe qui ne lâche jamais rien et qui est prête à toutes les sacrifices pour gagner. Il a ensuite supervisé toutes les sélections, des moins de 15 ans aux à l’équipe première, et a imposé des règles de base à suivre dès le plus jeune âge. Tout futur sélectionné chez les A doit s’aguerrir chez les jeunes, et dès qu’il le peut en Europe, avant de goûter à l’équipe nationale. Cette politique a pour résultats une finale du Mondial en 2013 et un Sudamericano en 2017 chez les U20. Il gagne aussi une Copa America en 2011.

On retrouve aujourd’hui dans son équipe plusieurs jeunes très prometteurs :

  • les milieux de terrain Rodrigo Bentancur (Juventus Turin), Lucas Torreira (Sampdoria), Gaston Silva  (Independiente), Giorgian de Arrascaeta (Inter Milan), Nathan Nandez (Boca Juniors), Vecino (Inter Milan)
  • les défenseurs Jose Gimenez et Diego Laxalt (Genoa)
  • l’attaquant Maximiliano Gomez (Celta Vigo).

Cette jeunesse est accompagnée par une colonne vertébrale expérimenté symbolisée par Muslera, Godin, Caceres, Rodriguez,  Suarez, et Cavani qu’on ne présente plus.

Toute la philosophie des Uruguayens peut se résumer à une charnière centrale de très haut niveau avec Godin et Gimenez protégé par une équipe avec un bloc bas et resserré. Tout le monde se regroupe pour protéger l’axe centrale. Attention à la perte de balle car après l’agressivité défensive vient l’agressivité offensive avec une projection vers l’avant très rapide ou l’Uruguay peut faire confiance à Suarez et Cavani pour faire des appels et mener des contres assassins. Elle joue de manière générale en 4-4-2 en losange mais peut évoluer vers d’autres schémas.

Le onze type

Muslera – Varela, Giménez, Godín, G. Silva – Nandez, Bentancur, Vecino, de Arrascaeta – Suárez, Cavani

Gardiens de but : Fernando Muslera (Galatasaray), Martin Silva(Vasco da Gama), Martín Campaña (Independiente)
Défenseurs : Diego Godín (Atlético de Madrid), José María Giménez (Atlético de Madrid), Maximiliano Pereira (FC Oporto), Gastón Silva(Independiente), Sebastián Coates (Sporting de Lisboa), Guillermo Varela (Peñarol), Martín Cáceres (Lazio)
Milieux de terrain : Carlos Sánchez (Monterrey), Matias Vecino (Inter), Nahitan Nandez (Boca Juniors), Giorgian de Arrascaeta (Cruzeiro), Rodrigo Bentancur (Juventus), Lucas Torreira (Sampdoria), Diego Laxalt (Genoa), Cristian Rodríguez (Peñarol)
Attaquants : Luis Suárez (Barcelona), Cristhian Stuani (Girona), Edinson Cavani (Paris Saint-Germain), Jonathan Urretaviscaya (Monterrey), Maximilano Gómez (Celta)

A la veille du quart de finale de la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018 à Nijni Novgorod, Guy Stéphan, l’adjoint de Didier Deschamps, décrypte l’organisation et le jeu de l’Uruguay: 

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